Bastien

        Diplomé en écriture au Conservatoire National Supérieur de Paris et étudiant en Master de Musicologie à la Sorbonne, Bastien LUCAS, de son vrai nom, a appris le piano dans un contexte classique. Cela pourrait laisser croire qu'il baigne depuis toujours dans la musique dite "savante" alors que ce répertoire n'est venu que tardivement élargir ses goûts populaires. A 11 ans, bercé alors exclusivement de chanson française, il se met à la guitare en autodidacte. Deux ans plus tard, il écrit ses premières chansons.

        Au lycée, alors qu'il s'ouvre au rock international, il lorgne par le trou de la serrure aux portes du vaste répertoire classique. Ce qu'il y voit le fascine et l'encourage à partir en faculté de musicologie. Là bas, il mène une double vie de passionné de rock indé et de musique classique, dont il étudie les règles d'écriture. Cela lui permet de devenir un auditeur critique, reprochant à la chanson ses suites d'accords souvent semblables, et à la "grande musique" ses excès de durée et d'emphase qui la rendent indigestes au grand public.

        De là s'affirme son idéal artistique : réaliser une synthèse naturelle entre songwriting, chanson à texte et composition rigoureuse, à l'instar de The Divine Comedy. Fort de ses deux parcours musicaux parallèles, Bastien a tiré une expérience des concerts d'autant plus solide et variée. Qu'il s'agisse d'interpréter une polyphonie vocale de la Renaissance, des arrangements de jazz vocal, un concerto, une chanson pop-rock puissante, ou bien sûr ses propres chansons, la scène ne lui est jamais étrangère.

        En 2004, après une reprise remarquée du titre Extrême, il est invité par Daran, son interprète original, à la jouer lors de ses concerts à l'Européen. En juin 2006, le Grand Prix Claude Lemesle lui est décerné pour le titre Comme à la guerre par un jury composé entre autres de Monique le Marcis, Michel Fugain, Richard Cross et Philippe Albaret.

        En février 2007 sort Essai, réalisé et produit par Gabriel Yacoub et distribué par Harmonia Mundi. Ce premier album reçoit en juin 2007 un coup de cœur de l'Académie Charles Cros. Parmi la critique, Bertrand Dicale le décrit dans le Figaro comme un disque passionnant, limpide et lumineux.